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Application no code : coût réel sur 36 mois et limites
Trente-six mois de Bubble Growth, la formule web et mobile intermédiaire, coûtent 6 729 €. Au tarif jour moyen affiché sur Malt par les développeurs mobile expérimentés, la même somme paie environ onze jours de développement sur mesure, une fois payé l'hébergement de l'app sur trois ans.
Ce rapport change la question qu'on se pose sur une application no code. Le prix de l'abonnement est rarement le problème : ce qui coûte, ce sont les frais d'usage qui grimpent avec l'audience, le code qu'on ne récupère pas et la reconstruction qu'impose une migration tardive. Voici les grilles officielles de Bubble, FlutterFlow, Adalo et Glide ramenées sur 12, 24 et 36 mois, puis comparées au sur mesure. Le no code n'est qu'une des trois voies chiffrées dans l'article pour créer une application mobile selon son budget. Une autre voie fait générer le code par une IA plutôt que d'assembler des blocs : Lovable en est l'exemple, avec un plan Pro affiché 25 € par mois, et la fiabilité de ce code en production est mesurée dans l'article sur le vibe coding.
≈ 11 joursde développeur mobile freelance : ce que paient 36 mois de Bubble Growth, une fois l'hébergement d'une app sur mesure déduit
Source : Bubble, grille tarifaire comparée, consultée le 12 octobre 2026
Source : Malt, baromètre des tarifs 2026 des développeurs mobile, consulté le 12 octobre 2026
Trois précisions de méthode. Les éditeurs publient en dollars : tout est converti au taux de référence BCE du 12 octobre 2026, soit 1 € pour 1,1181 $. Les prix sont ceux affichés, hors TVA ; Malt ne précise pas si ses tarifs sont hors taxes. La base de facturation n'est pas la même partout : Bubble et Adalo n'affichent qu'un prix en facturation annuelle, FlutterFlow et Glide un prix au mois, chacun retenu tel quel. Le tarif Malt est un tarif jour affiché par les freelances actifs sur la plateforme ces trois derniers mois, pas un tarif facturé.

Combien coûte une application no code sur 12, 24 et 36 mois ?
Entre 1 159 € et 6 729 € d'abonnement sur trois ans pour les formules d'entrée et intermédiaires, à usage constant. L'écart tient moins à l'outil qu'à la formule : chez Bubble, passer de Starter à Growth multiplie la facture par 3,5.
Les formules retenues sont celles qui permettent de publier une application en production. Bubble et Adalo n'affichent que le prix en facturation annuelle : c'est celui retenu. FlutterFlow et Glide affichent un prix au mois, retenu tel quel ; FlutterFlow annonce environ 25 % d'économie en payant à l'année, sans publier le montant. Payer au mois coûte plus cher : Adalo l'annonce à 20 % de plus, Bubble promet jusqu'à 20 % d'économie en annuel. La ligne FlutterFlow est donc la seule du tableau à pouvoir baisser d'un quart.
| Formule | Prix mensuel affiché | 12 mois | 24 mois | 36 mois |
|---|---|---|---|---|
| Adalo Starter (1 application publiée) | 36 $ | 386 € | 773 € | 1 159 € |
| Adalo Professional (2 applications) | 52 $ | 558 € | 1 116 € | 1 674 € |
| Glide Plus (web uniquement) | 50 $ | 537 € | 1 073 € | 1 610 € |
| Bubble Starter, web et mobile | 59 $ | 633 € | 1 266 € | 1 900 € |
| FlutterFlow Basic + Supabase Pro | 39 $ + 25 $ | 687 € | 1 374 € | 2 061 € |
| Bubble Growth, web et mobile | 209 $ | 2 243 € | 4 486 € | 6 729 € |
Source : Adalo, grille tarifaire, consultée le 12 octobre 2026
Source : FlutterFlow, comparaison des formules, consultée le 12 octobre 2026
Source : Glide, grille tarifaire, consultée le 12 octobre 2026
Le calcul se refait en une ligne : prix mensuel × nombre de mois ÷ 1,1181. Pour Bubble Growth, 209 × 36 = 7 524 $, soit 6 729 €.
La ligne FlutterFlow porte deux abonnements, parce que l'outil ne fournit pas la base de données : sa documentation fait connecter votre propre projet Supabase ou Firebase, deux services de base de données hébergée. Supabase Pro démarre à 25 $ par mois. Bubble et Adalo, eux, hébergent les données.
Un poste commun à toutes les lignes, sauf Glide : publier sous son nom sur l'App Store passe par le programme développeur Apple, à 99 $ par an, et Google Play facture 25 $ une fois. Soit 288 € sur trois ans, qu'on fasse du développement no code ou du sur mesure.
Quels frais cachés font grimper la facture d'une application no code ?
Le prix affiché est un plancher. Trois mécanismes le font monter, et chaque outil en a un.
Bubble facture l'usage. Sur Bubble, no code ne veut pas dire forfait : les requêtes à la base, les workflows et les appels d'API consomment des workload units (WU), l'unité de calcul de la plateforme ; ce qui s'exécute dans le navigateur n'en consomme pas. Starter en inclut 175 000 par mois, Growth 250 000. Au-delà, Bubble facture 0,30 $ les 1 000 unités. Si on désactive ce dépassement, l'application passe hors ligne une fois le quota épuisé, selon l'article d'explication de Bubble publié en juillet 2024.
Prenons une application qui consomme 400 000 WU par mois, une hypothèse à remplacer par la consommation affichée dans votre tableau de bord Bubble.
- En Starter : 400 000 − 175 000 = 225 000 unités en trop, soit 225 × 0,30 $ = 67,50 $ par mois.
- Facture mensuelle : 59 + 67,50 = 126,50 $, soit 113 €.
- Sur 36 mois : 4 073 €, contre 1 900 € prévus au départ.
Le même usage en Growth coûte 209 + 45 = 254 $ par mois. Passer au palier supérieur ne supprime pas le dépassement, il le réduit.
Source : Bubble, Workload explained, 1er juillet 2024
FlutterFlow facture les sièges. Basic convient à une personne seule. Growth coûte 80 $ pour le premier siège et 55 $ pour le deuxième : une équipe de deux, Supabase compris, revient à 160 $ par mois, soit 5 152 € sur 36 mois.
Adalo plafonne le nombre d'applications. Sa grille annonce l'absence de frais d'usage, un argument direct contre Bubble. La limite est ailleurs : une seule application publiée en Starter, deux en Professional.
Glide, enfin, facture en crédits sans définir sur sa grille ce qui les consomme. Impossible de projeter un coût à 36 mois sans tester sur un compte réel.
Peut-on récupérer le code de son application ?
C'est la question qui décide du coût d'une migration : l'export de code va du oui au non catégorique selon l'outil.
| Outil | Export du code | Publication App Store et Google Play |
|---|---|---|
| Bubble | Non : l'application ne tourne que sur Bubble | Oui, formules web et mobile |
| FlutterFlow | Oui, code Flutter dès Basic | Oui, dès Basic |
| Adalo | Non mentionné sur la grille | Oui, publication automatisée |
| Glide | Non mentionné sur la grille | Non : applications web progressives |
La documentation de Bubble est sans ambiguïté : aucun export de l'application en code n'existe, et quitter la plateforme impose de reconstruire la logique. Seules les données sortent, en CSV ou par l'API.
Source : Bubble, Application and data ownership, documentation officielle
FlutterFlow fait l'inverse : téléchargement du code dès Basic, envoi vers GitHub dès Growth. Avec une réserve documentée. FlutterFlow pousse toujours sur une branche dédiée du dépôt, une copie parallèle du code, et toute modification faite directement sur cette branche sera écrasée au prochain envoi. Une fois le code retravaillé à la main, revenir à l'éditeur visuel devient un exercice de fusion permanent.
Source : FlutterFlow, Push to GitHub, documentation officielle
Glide ferme une autre porte. Son centre d'aide indique que ses applications ne peuvent pas être publiées sur Google Play ni sur l'App Store. Pour viser les stores malgré tout, il faudrait emballer l'application web dans une coquille native, et la règle 4.2 d'Apple exige qu'une application aille au-delà d'un site web reconditionné. La différence entre ces deux formats est détaillée dans PWA ou application native.
Source : Glide, Publishing Glide apps to an app store, 3 décembre 2024
No code ou sur mesure : lequel coûte le moins cher sur trois ans ?
Le bon comparatif n'oppose pas un abonnement à un devis. Il traduit l'abonnement en jours de développement, puis pose la question : l'application tient-elle dans ce nombre de jours ?
Malt affiche un tarif jour moyen de 551 € pour les développeurs mobile expérimentés, avec une forte dispersion selon l'ancienneté : 306 € de moyenne entre zéro et deux ans d'expérience, 595 € au-delà de quinze ans.
Une application sur mesure n'est pas gratuite à faire tourner. Retenons comme hypothèse le même Supabase Pro à 25 $ par mois, soit 805 € sur 36 mois. Les comptes Apple et Google, communs aux deux options, s'annulent.
- Bubble Growth sur 36 mois : 6 729 € − 805 € d'hébergement = 5 924 €, divisés par 551 € = 10,8 jours.
- Bubble Starter sur 36 mois : 1 900 € − 805 € = 1 095 €, soit 2 jours.
- Bubble Starter avec 400 000 WU : 4 073 € − 805 € = 3 268 €, soit 5,9 jours.
À usage modeste, l'application no code reste nettement moins chère sur trois ans, et ce calcul ne compte même pas le temps passé à la construire. L'écart se resserre avec l'usage et les paliers. Il n'atteint jamais le coût d'une application complète développée sur mesure : le chiffrage poste par poste est dans le prix d'une application mobile.

Quelles erreurs font sous-estimer le coût du no code ?
Ces grilles mettent en évidence trois façons de sous-estimer le coût d'une application no code.
Comparer les prix d'entrée. Adalo Starter à 36 $ et Bubble Starter à 59 $ ne vendent pas la même chose : l'un plafonne les applications, l'autre l'usage. Le bon comparatif projette votre usage réel sur 36 mois.
Oublier le prix de la sortie. Sur Bubble, les 36 mois d'abonnement ne laissent aucun code réutilisable. Si l'application doit migrer, le budget de développement sur mesure s'ajoute au total, il ne le remplace pas. C'est la raison pour laquelle un MVP d'application en no code se pense dès le départ comme jetable ou comme définitif, jamais entre les deux.
Compter en mensuel ce qu'on paie à l'année. Les prix les plus bas des grilles Bubble et Adalo supposent un engagement annuel. Au mois, la facture monte de 20 % chez Adalo, et Bubble annonce jusqu'à 20 % d'économie à l'année. À l'inverse, le prix affiché par FlutterFlow est le prix au mois : l'annuel le réduit d'environ 25 %.
Quand migrer une application no code vers du code ?
Quand l'un des quatre signaux suivants apparaît, et de préférence au premier, parce que chaque mois ajoute de la logique à reconstruire.
- La facture d'usage ne cesse de monter. À 400 000 WU par mois, Bubble Growth coûte 227 €, soit 8 178 € sur 36 mois : hébergement d'une app sur mesure déduit, plus de 13 jours de développeur au tarif Malt.
- Une fonction indispensable n'existe pas. La publication sur les stores avec Glide en est l'exemple documenté.
- La propriété du code devient un enjeu. Sur Bubble, l'actif logiciel reste chez l'éditeur ; seules les données vous appartiennent sous une forme exportable.
- L'équipe grandit. Chez FlutterFlow, chaque siège supplémentaire coûte entre 55 $ et 85 $ par mois selon la formule.
Le cas FlutterFlow est à part : le code exporté sert de point de départ, la migration consiste à quitter l'éditeur, pas à tout réécrire. Le choix du framework cible, Flutter compris, est comparé dans Flutter vs React Native. Et avant de financer quoi que ce soit, vérifiez que l'application peut payer sa propre infrastructure : c'est le calcul de la rentabilité d'une application mobile.
Questions fréquentes
Combien coûte une application no code par an ?
Entre 386 € et 2 243 € d'abonnement la première année selon l'outil et la formule, aux grilles d'octobre 2026 : Adalo Starter 36 $ par mois, Bubble Growth 209 $ par mois en facturation annuelle. S'y ajoutent l'adhésion Apple de 99 $ par an et, selon l'outil, une base de données externe ou des frais d'usage.
Peut-on exporter le code d'une application Bubble ?
Non. La documentation de Bubble indique qu'une application ne peut tourner que sur sa plateforme et qu'aucun export en code n'existe. Quitter Bubble impose de reconstruire la logique de l'application ; seules les données s'exportent, en CSV ou par l'API.
FlutterFlow est-il vraiment du no code ?
FlutterFlow génère du code Flutter téléchargeable à partir de la formule Basic, ce qui le distingue de Bubble ou d'Adalo. En contrepartie, la base de données n'est pas incluse : il faut connecter son propre projet Supabase ou Firebase, facturé à part.
Quand faut-il passer d'une application no code à du développement sur mesure ?
Quand la facture d'usage dépasse durablement le palier supérieur, quand l'outil ne permet pas une fonction indispensable comme la publication sur les stores, ou quand la propriété du code devient un enjeu. Plus la migration est tardive, plus la logique à reconstruire est volumineuse.